La restauration du jardin a été réalisée sous la conduite de Françoise Phiquepal, architecte-paysagiste.
Elle reprendra dans un respect total la création paysagère de Michel Dufet qui avait conçu ce domaine entre 1966 et 1985.
Les tracés des allées et des parterres ont été repris avec précision, les terrasses et les bordures ont été consolidés, de nombreux arbres et arbustes ont été renouvelés afin de retrouver un équilibre satisfaisant entre les végétaux et les sculptures d’Antoine Bourdelle (1861-1929) auxquelles ils servent d’écrin.
Le fleurissement des parterres viendra parachever en cette fin de printemps la renaissance de ce magnifique jardin.
C’est dans ce cadre végétal chatoyant que le public est invité à découvrir ou redécouvrir l’œuvre du sculpteur Antoine Bourdelle que Michel Dufet et Rhodia Bourdelle, la fille de l’artiste, s’étaient attachés à faire connaître pendant de nombreuses années.
Après avoir œuvré à la création d’un premier musée Bourdelle dans l’ancien atelier du sculpteur (quartier de Montparnasse à Paris), ils avaient entrepris dans la propriété d’Égreville la réalisation d’un véritable musée en plein air.
C’est en fonction de l’espace, de la lumière, de la couleur de l’environnement végétal que la mise en valeur et que les emplacements de chaque sculpture ont été déterminés. Les points de vue sur les œuvres deviennent des plus spectaculaires, réservant les endroits mieux abrités aux sculptures plus intimes.
L’ensemble constitue un parcours varié qui permet d’appréhender dans sa diversité l’œuvre du sculpteur, ses créations les plus célèbres telles que l’Héraklès archer, le Centaure mourant, la statue équestre du Général Alvear.
Des œuvres de jeunesse encore influencées par l’art de Rodin ou d’émouvants portraits de ses contemporains et des maîtres qu’il admirait, tels que Beethoven, Daumier ou Carpeaux sont aussi exposés.
La propriété du musée-jardin Bourdelle d’Egreville a été construite entre 1966 et 1969 par Michel Dufet et son épouse Rhodia, fille du sculpteur Antoine Bourdelle.
Ils ont acquis plusieurs parcelles de terrains formant un ensemble de près de 7000 m² et sur lesquelles se dressaient plusieurs bâtiments ruraux.
Dès la première acquisition en 1966, Michel Dufet a entrepris l’aménagement d’un jardin et la transformation des bâtiments. |